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Rétro - Sportifs de l'année: 1/8

Tsonga, a star is born

© 2008 - Le10 sport - Julien Giovanella - 26/12/2008

La joie de Jo-Wilfired Tsonga lors de l'Open d'Australie

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La joie de Jo-Wilfired Tsonga lors de l'Open d'Australie
Photo © 2008 -

43e en fin de saison dernière, Jo-Wilfried Tsonga a explosé sur le devant de la scène dès le début de l'année en Australie. Retour sur l'éclosion d'une idole.

2007, la révélation. Un passage de la 212e place à la 43e grâce à cinq challengers remportés et quelques bonnes perfs chez les grands (1/8e de finale à Wimbledon, 3e tour à l'US Open et 1/2 finale à Lyon). 2008, l'explosion. Une demi-finale à Sydney pour lancer sa saison. Et puis le choc de Melbourne Park. Après un 1er tour avalé en 4 sets face à Andy Murray, le prodige écossais (9e mondial), il s'offre Richard Gasquet en 1/8e. Une passation de pouvoir… Propulsé en demi-finales, il fait le match parfait face à Rafael Nadal, alors numéro 2 mondial. Trois sets secs (6-2, 6-3, 6-2), une facilité déconcertante, des coups venus d'ailleurs et une joie communicative. L'Espagnol est médusé, le public conquis. En France, le protégé d'Eric Winogradsky a déjà gagné ses galons d'idole. Les médias s'accaparent du « phénomène Tsonga ». Sa ressemblance avec Mohamed Ali, ses racines congolaises, ses blessures à répétition qui ont freiné sa progression… Il n'y en a plus que pour lui. Sa personnalité n'y est pas pour rien : souriant, combatif, « showman », Jo est à l'aise partout : sur le court, avec les fans, devant les micros. Sa défaite en finale face à Novak Djokovic passe même au second plan. La France s'est découvert son nouveau Noah.

Une véritable « Tsongamania »

Son retour en France est digne de celui d'une rock star. C'est l'émeute à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Journalistes, photographes, fans… Tous se sont donné rendez-vous pour voir la nouvelle star « en vrai ». S'en suit un véritable tourbillon médiatique. Jo enchaîne conférences de presse, plateaux télé, interviews radio, presse écrite… Il est partout. « En arrivant ici, je me doutais bien qu'il y aurait un petit quelque chose mais je ne m'attendais pas à ça » déclare-t-il alors, un brin gêné. Début février, la compétition reprend ses droits. Sélectionné pour la première fois de sa carrière en Coupe Davis, il participe à la victoire française sur la Roumanie lors du 1er tour. Dans la foulée, il dispute à Marseille son premier tournoi en France depuis son exploit aux antipodes. Là encore, l'accueil est triomphal. Après un rendez-vous avec une cinquantaine de journalistes dans l'un des hôtels les plus « select » de la cité phocéenne, Jo est lancé dans le grand bain le mercredi, jour des enfants. Le Palais des Sports fait salle comble mais le Manceau, sans doute un peu fatigué par toutes ses sollicitations, s'incline face à un bon Mario Ancic. Qu'importe… Le public a pu approcher sa nouvelle coqueluche et c'est bien là le plus important.

La suite se passe au Congo. Après ce début d'année ultra chargé, le Français part se ressourcer sur la terre de ses ancêtres, où il n'a jamais mis les pieds. Un voyage émouvant puisqu'il y rencontre pour la première fois son grand-père paternel, Alphonse. La suite est moins rose. Il se fissure le ménisque droit à Miami en mars et doit observer plus d'un mois de repos. Une blessure de plus dans sa carrière. S'il retente sa chance, il doit se rendre à l'évidence avant Roland-Garros, en mai. L'opération (arthroscopie) s'impose. S'en suivent trois mois d'absence et de rééducation.

De retour sur le circuit à l'US Open, il se fraye un chemin jusqu'au 3e tour. Dans la foulée, il remporte le premier titre de sa carrière à Bangkok face à un certain Novak Djokovic. S'en suit l'avènement devant son public de Bercy. Devant 17.000 personnes acquises à sa cause, il remporte le premier Masters Series de sa carrière face à David Nalbandian en finale après des succès sur Stepanek, Djokovic, Roddick et Blake. Le stade chavire, Tsonga ne peut retenir ses larmes. « Bercy, c'est ma maison. Il fallait une autorisation pour y entrer » plaisante-t-il alors. Plus tard, devant la presse, il éclate en sanglots : « J'imagine que mes grands-parents m'ont regardé. Je pense à eux. C'est grâce à eux, à ces gens qui me portent, même ceux qui ne sont plus là. Dans les moments difficiles, je pense à eux et cela m'aide à avancer ». Qualifié pour le Masters de Shanghai, il termine l'année numéro 6 mondial et numéro 1 français. Sincère, humain, la France s'est trouvé son champion.

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1 commentaire
  • OMfan 26/12/2008 18:31
    Jo, un mec au top!!! Longue route!!!
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